Profession : infirmière en laboratoire

Nous avons interviewé Nathalie Felder, 35 ans, infirmière au laboratoire Saula à Marlenheim.

Dans quel lycée avez-vous fait vos études ? Dans quelle filière ?
« J’ai fait mes études dans un lycée à Luneville et j’étais dans la filière scientifique. »

Qu’avez-vous fait après le bac ?
« J’ai dû passer le concours pour entrer en école d’infirmière où j’ai passé trois ans. »

Est-ce-que vous avez fait des petits métiers avant ? Quel était votre premier vrai métier ?
« Oui, j’ai travaillé dans une société de transports, je faisais la saisie et la facturation. Sortie de l’école d’infirmière, j’ai d’abord travaillé comme infirmière en dialyse. »

Qu’est-ce-qui vous a poussé à faire ce métier ?
« J’ai baigné dedans depuis que je suis toute petite, ma mère est médecin et j’aime le contact avec les gens, la technicité, travailler à domicile c’est sympa aussi et puis ça recrutait. »

Quelle est une journée type ?
« Je badge en arrivant, je vérifie les températures des différents lieux où on stocke le matériel, je consulte la liste des domiciles à se répartir (les patients viennent au laboratoire, mais dans certains cas on doit prélever à domicile). Je traite les tubes avant de les envoyer au plateau à Brumath (on les centrifuge et on les prépare à l’envoi). Je regarde les suivis et je vérifie qu’il n’y a pas d’erreurs, des tubes oubliés ou que les résultats ont bien été transmis. On doit aussi vérifier les stocks de matériels, appeler les médecins quand des résultats semblent erronés ou pathologiques. »

Qu’est-ce-que vous n’aimez pas dans ce métier ?
« Les patients sont de plus en plus agressifs, désagréables et exigeants. Ils exigent qu’on soit là à une heure précise et n’ont pas conscience qu’ils ne sont pas tout seul. On n’a pas mal de monde à gérer et parfois certaines personnes ont besoin d’être prises en charge plus rapidement. Il y a une charge de travail de plus en plus lourde. Il y a beaucoup de papiers et de pression. »

Est-ce-que vous vous voyez encore dans ce métier, dans quelques années ?
« Non, j’aimerais avoir un enfant et j’ai déjà 35 ans. Je pense que j’aurai changé de lieu d’exercice ou alors j’aurai carrément changé de métier. Ce n’est pas un métier très facile, surtout maintenant, les études ont changé et le public aussi. Les conditions d’exercice ne sont pas géniales, ce n’est plus un métier qui me parle. On a de moins en moins d’autonomie. »

Quels métiers aviez-vous envie de faire étant enfant ?
« Je n’ai jamais su… maitresse, coiffeuse ou créatrice. J’avais envie de faire cent métiers au moins. D’ailleurs, je n’ai toujours pas trouvé ce que je voulais faire. »

Jessie et Fadwa de 3ème 3

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