Le col du Linge

La guerre s’ébat moribonde et tremblante
Dans un manteau de fanges et de lueurs ingrates
Dévastant et rasant les plaines de fumée
D’une flasque chanson
D’un requiem pervers
De la folle égérie aux étendards de sang
Elle disperse le linceul de ses pauvres enfants
Regardant pourrir les lauriers abattus
Les poussières patriotique dans les entrailles du bidasse
Les vents cadavériques
Et sifflotant une tendre discorde
Aux frissonnants piliers
Croulant sous la misère et le poids du trépas
De la patrie meurtrie par les délices de la guerre
Les fusils fleurissent et les cadavres dansent
Aux tristes lieux creusés par les pleurs.

 

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